Journal de formation – Décembre

Temps de lecture : 5 minutes

Bonjour mes lecteurs, ravie de vous retrouver ! 😀
J’ai terminé mon journal de formation de novembre sur une note de démotivation. C’est parti pour ce nouveau mois, et de nouvelles aventures.

Nouveau regroupement

Nous voilà le 03 et 04 décembre, ma covoitureuse me rejoint et c’est parti pour l’université.
C’est l’occasion de se faire un retour en physique de notre vécu du mois dernier. Nous sommes tous dans le même état, en pleine démotivation. Il y a beaucoup d’absence dans l’équipe encadrante, et les informations sont compliquées à avoir. Nous sommes tous dans l’organisation de notre mission ou stage qui devra démarrer en février/mars et nous avons du mal à échanger avec nos futurs tuteurs projet qui sont encore occupés avec la session de l’année dernière (la crise Covid a décalé pas mal de chose…).
A cela s’ajoute beaucoup de frustration sur la façon dont les groupes de travail se forme. C’est très humain, mais les stratégies des uns et des autres apparaissent dans l’organisation des groupes. Pour ma part, j’essaye de participer avec beaucoup de personnes différentes, je profite de cette année pour découvrir des façons de faire, de penser différentes. Cela provoque en moi quand même pas mal de frustration sur les façons de travailler et de gérer son planning, différentes de la mienne.
Je le prends comme une chance de vivre ça, car ça va me permettre de me mettre à votre place quand je vous proposerais l’offre de formation sur le tricot.
Le regroupement est donc le bienvenu.

Travaux du mois

Le mois de décembre a été assez chargé en terme de travaux.

D’abord, ça a été la dernière ligne droite pour le droit de l’internet. Avec ma binôme, nous avons rendu notre livrable, nous devions faire une consultation juridique sur des questions que peut se poser un concepteur pédagogique. Cette question est essentielle dans mon futur projet et j’aurais encore des choses à approfondir à l’issue du MASTER.

Nous avons également rendu notre livrable d’ingénierie avec mon équipe, le synopsis. Je vous expliquais ce que c’était dans mon journal de formation de novembre.

Il y a surtout deux matières m’ont beaucoup occupées : l’anglais et l’ingénierie tutorale.

Anglais

Pour ce qui est de l’anglais, après la vidéo POWTOON du mois dernier, j’ai fait une leçon TED-Ed.

Pour ceux qui connaissent les conférences Tedx, l’acronyme TED signifie : Technology, Entertainement and Design. Le X signifie qu’il s’agit d’un événement indépendant. Le Ted c’est une fondation américaine à but non lucratif qui organise des rencontres sous forme de conférences depuis plus de 25 ans à travers le monde.
Après ce travail individuel, nous nous sommes organisés en groupe afin de travailler sur un sujet de modalité pédagogique, pour ma part, j’ai travaillé sur les serious games et la gamification. Notre objectif va être d’animer une classe virtuelles d’une heure en janvier sur le sujet qui sera une introduction à une formation d’une heure au regroupement de février.

Ingénierie tutorale

Pour l’ingénierie tutorale, nous avons pu finir la diffusion du questionnaire ainsi que faire les entretiens avant les vacances de Noël. La quantité de données à analyser est importante. Nous allons commencer ces analyses ainsi que la rédaction du dossier début janvier.
Il est assez difficile de s’organiser pour le travail synchrone et asynchrone du fait de nos emplois du temps respectifs, néanmoins nous avons utilisé la méthode kanban nous a permis de répartir le travail et de clarifier les tâches à faire et ainsi avancer de manière efficiente.

Nous avons travaillé en mode coopératif qui comme le dit Jacques Rodet est « … assimilable à une course de relais où chacun va effectuer une partie du parcours (des tâches) pour atteindre l’objectif commun ».
Nous avons recherché l’efficacité et la qualité dans notre travail. Celui ci a été exigent en temps et en énergie. Le temps alloué à ce livrable, qui me semblait long au démarrage, s’est avéré juste ce qu’il fallait finalement.
J’ai co-animé les entretiens de la direction et des formateurs, j’ai aimé ces échanges car les interviewés sont intéressés et motivés par le sujet. Leur enthousiasme m’a fait plaisir. La préparation en amont du support pour les entretiens nous a permis d’être efficaces et de les faire en une journée.La partie retranscription des entretiens a été le travail le plus long même si nous avions utilisé l’outil disponible dans Teams.

Retour métacognitif

J’ai été pas mal frustrée ce mois-ci, le démarrage de manipulation des outils tels que Storyline a tardé un peu. Je crois que je m’impatiente car je vois arriver le mois de février rapidement et avec lui le début de ma mission, où je devrais être opérationnelle.
La course aux livrables depuis le début de l’aventure commence à me peser. J’ai l’impression de ne faire que ça et de ne pas avoir le temps de me poser pour pouvoir apprendre des choses. J’ai décidé de lever un peu le pied sur cette course à la performance dans laquelle le MASTER nous entraîne. Je veux vraiment retirer des connaissances de cette année.

Je vais en profiter pour plus échanger avec des collègues plus expérimentés sur le domaine de la conception de formation et prendre le temps de me recentrer sur mes objectifs à l’issue du MASTER. Je pense que cela va me permettre de me remotiver!

En ce qui concerne le travail sur l’ingénierie tutorale, ça ma permis d’approfondir ma façon d’apprendre.

Il m’a fallu régulièrement revenir au livre de Jacques Rodet, le blog de t@d, ainsi que les modules auto formatifs pour être sûr que nous étions sur la bonne piste et pour essayer de retenir les éléments importants du cours.  J’ai ainsi pu définir mon mode de fonctionnement pour l’apprentissage, j’ai fait le lien avec ma lecture du livre « Apprendre ! les talents du cerveau, le défi  des machines de Stanislas Dehaene » où il est dit que « l’expérience montre qu’il vaut mieux alterner des périodes d’étude et de test que de passer tout son temps à étudier… A long terme, la mémoire est bien meilleure lorsqu’on espace les périodes de révision, surtout si l’on augmente progressivement les intervalles de temps. ». Je suis effectivement plus efficace en divisant les tâches que j’ai à faire en sous-tâches et en répartissant mon travail sur plusieurs jours, sans faire de trop grosses sessions de travail.  

La motivation est aussi importante pour moi dans l’apprentissage, je recherche l’efficacité et les réponses à mes questions. Je me suis inscrite au MASTER avec un besoin bien particulier et je me rends compte que je suis plus efficace dans des tâches qui comblent ce besoin. J’ai d’ailleurs lu le livre « Pourquoi et comment les adultes apprennent » de Philippe Carré où il est fait mention du principe de Schwartz (2003) : « principe 1 : Aucune formation n’est possible si les personnes en formation ne sont pas motivées, et elles ne sont motivées que si la formation est utile. Comme corollaire je comprends qu’un adulte n’est prêt à se former que s’il peut trouver dans sa formation une réponse à ses problèmes dans sa situation ».  

See you !

Source: Wikimedia Commons

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